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MERCREDI 18
JANVIER I 19 h
MAGHREB SI LOIN SI
PROCHE
Le festival est
organisé par un collectif d’associations et de municipalités. La
coordination est assurée par Cinémaginaire. Le Festival se déroule du
13 au 29 janvier 2012 sur douze sites différents des
Pyrénées-Orientales (Banyuls-sur-Mer, Argelès-sur-Mer, Elne,
Cabestany, Saint-Paul-de-Fenouillet, Prades et Perpignan) et de
l’Aude (Carcassonne, Lézignan, Limoux, Gruissan et Quillan).
Retrouvez l’ensemble de la programmation sur : www.cinemaginaire.org
Octobre noir, Malek, Saïd, Karim et les autres...
Film d’animation de Aurel & Florence CORRE, France, 2011, 12mn
17 octobre 1961 à Paris. Cinq jeunes algériens et trois jeunes français
sont en route pour manifester pacifiquement contre le couvre-feu
instauré par le Préfet de police Maurice Papon. Tous se lancent,
confiants, dans les rues de Paris, sûr de leurs droits d’Homme...
Octobre à Paris
Jacques PANIJEL, France 1962 / 2011, 1h10
Le tournage du film a été initié, à chaud, quelques jours après la
manifestation tragique du 17 octobre 1962. Le visa de censure a été
levé en 1973 et toute une série de péripéties ont rendu le film
invisible jusqu’à 2011.
Ce jour-là, la Fédération de France du F.L.N. organise une
manifestation dans les rues de Paris.
Près de 30.000 Algériens, hommes, femmes et enfants manifestent
pacifiquement contre le couvre-feu discriminatoire imposé par le Préfet
de la Seine, Maurice Papon. S’ensuit une répression féroce, dissimulée
à l’opinion publique et niée jusqu’au procès Papon à Bordeaux. 11.500
arrestations et des dizaines d’assassinats (de 50 à 500 morts...?).
Le film est réalisé en six mois à l’initiative du comité Maurice Audin
qui prend la décision de témoigner sur les crimes de la police en plein
Paris.
Seul Jean Rouch se propose mais finalement c’est Jacques Panijel,
ancien résistant et chercheur au C.N.R.S., qui accepte de tourner
clandestinement ce témoignage.
Son parti pris est reconstitutif. Il fait rejouer aux Algériens et aux
militants du F.L.N. leur propre mobilisation. Des hommes qui portent
encore les stigmates de la violence policière racontent le racisme, le
sadisme, les noyades dans la Seine. Il va jusqu’à voler des images
tournées devant un bar de la Goutte d’Or où des harkis interrogent de
façon musclée les Algériens suspectés de liens avec le F.L.N.
Le film est conçu comme une tragédie en trois actes : avant, pendant et
après la manifestation. Le premier acte est une reconstitution jouée
par les militants qui refont les scènes qu’ils viennent de vivre.
La manifestation et la répression sont illustrées par des photographies
savamment montées sur une musique efficace. Puis viennent les
témoignages et les images de torture.
Tarif unique 4 € - Entrée libre pour les adhérents de l’Institut Jean
Vigo
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